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octobre 2014

Quartier européen
Du rond-point Schuman au "Caprice des dieux", l'Europe bouillonne à Bruxelles. Parlementaires, diplomates, fonctionnaires, lobbyistes se livrent une bataille permanente dans les salons feutrés de la capitale de l’Union.

Ce blog est une fenêtre sur les petites et grandes histoires qui se jouent dans le quartier européen.
Par Olivier Gosset et @F_Rohart.

Posté le 27 octobre 2014 par Frédéric Rohart Réactions | Réagir

Pour investir, la Belgique veut pouvoir «dévier» des règles

Pour préparer le plan de "300 milliards" d'investissements de Jean-Claude Juncker, l'Europe demande à chaque pays d'identifier les secteurs dans le besoin et les principales barrières à l'investissement. Dans sa réponse, la Belgique va pointer du doigt les normes "SEC 2010" d'Eurostat et demander de pouvoir "dévier" des règles.


Ring AntwerpenLa Belgique veut pouvoir «dévier temporairement» des règles budgétaires européennes pour pouvoir investir. Ce lundi, elle devait transmettre à l’Europe une liste des secteurs dans lesquels «les plus grands besoins d’investissements» se font ressentir. Elle devait aussi identifier «les principales barrières» à ces investissements. Le devoir devait être réalisé par les régions, et il apparaît de sources concordantes qu’un élément central des blocages à l’investissement identifés en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie est la nouvelle norme comptable utilisée depuis septembre par Eurostat: SEC2010.

Ce nouveau «système européen des comptes» a notamment pour effet de considérer les garanties dans le cadre de partenariats public-privé comme des dépenses, et donc de creuser les déficits. Ainsi le gouvernement flamand doit-il par exemple considérer les travaux du ring d’Anvers (image) comme relevant de dépenses publiques – une tuile. Dans sa réponse, la Flandre suggère à l’Europe d’autoriser «une déviation temporaire» des règles. La Région wallonne et Bruxelles défendent le même discours. 

L’Union a mis en place une «task force» spéciale destinée à identifier les besoins d’investissements avec l’objectif de dresser une liste précise des projets viables à financer avant 2018. Lundi, la Belgique devait répondre à des questions intermédiaires. Les régions n’avaient pas encore remis une réponse consolidée en début de soirée, mais il apparaît qu’elles entendent profiter de l’occasion pour protester contre les normes qui freinent l’investissement public. «Il faut pouvoir extraire du périmètre de l’endettement public les investissements qui font partie du mandat de la task force», résume un proche du dossier.

Pour en savoir plus sur la liste des investissements belges : "Comment la Belgique va profiter (ou pas) des 300 milliards de Juncker"

@F_Rohart

Photo: Anvers et son futur ring (Belga).

Posté le 25 octobre 2014 par Frédéric Rohart Réactions | Réagir

À qui profitent les aides à la recherche ? (pas aux Wallons)

À elle seule l'université flamande de Louvain est parvenue à obtenir, ces sept dernières années, plus d'aides à la recherche que tous les acteurs wallons réunis. Voici la carte interactive des aides distribuées en Belgique par le programme-cadre européen pour la recherche entre 2007 et 2013 (FP7).

Le constat sans appel. Les acteurs wallons utilisent très peu – beaucoup trop peu – la manne que représentent les aides européenne à la recherche. Entre 2007 et 2013, l’Europe a distribué 1,8 milliard d’euros en Belgique dans le cadre de son méga programme pour la recherche et le développement (en tout: 50,5 milliards d’euros pour la recherche non nucléaire). La Wallonie en a obtenu moins de 15% des aides octroyées en Belgique. La comparaison avec la Flandre est cinglante.

À elle seule, la vénérable université de Louvain (KUL) a obtenu autant d’argent que tous les acteurs wallons réunis : la KUL a décroché 263 millions d’euros tandis que les universités, entreprises et autres centres de recherche wallons se sont vu octroyer 265 millions. Et encore, on ne compte pas dans le butin de la plus ancienne université de Belgique les 107 millions d’euros obtenus par l’IMEC, le centre de micro-électronique louvaniste qui est une émanation de la KUL. Sur ce coup là, Flamands et Wallons ne jouent clairement pas dans la même pièce. 

C’est d’autant plus interpellant que ce déséquilibre n’est pas seulement une histoire d’argent. Ces programmes d’aide («FP7» jusqu’en 2013, remplacé depuis cette année par «Horizon 2020») sont conçus pour tirer les centres de recherche vers le haut. Les règles du jeu sont dures: pour obtenir un soutien, il faut bâtir un projet paneuropéen, créer un consortium de partenaires dans plusieurs pays. Le mécanisme est hautement compétitif mais peut servir de tremplin. En poussant les universités à construire des réseaux de partenaires internationaux, en encourageant les petites et moyennes entreprises (PME) à s’unir avec d’autres pour résoudre des problèmes technologiques communs, en leur donnant accès à des centres de haut niveau ailleurs en Europe, cette grosse machine à subsides veut contribuer à les hisser vers les sommets européens de l’excellence. Or non seulement les Wallons décrochent peu de financements en valeur, mais ils sont peu nombreux à entrer dans cette danse-là. Le fait que seuls 158 acteurs du sud du pays ont pris part au 7e Programme cadre (FP7) pour la recherche pendant que 471 Flamands y participaient est significatif des différences de dynamiques régionales.

Pour visualiser la carte interactive en plein écran, cliquer ici. Pour comprendre ces chiffres, lire le dossier complet sur lecho.be 

@F_Rohart

 

Posté le 17 octobre 2014 par Frédéric Rohart Réactions | Réagir

Le Bruxellois qui veut faire "éclater la bulle" européenne

Le socialiste Alain Hutchinson est le nouveau «commissaire à l’Europe» de la Région bruxelloise. Il entend développer une véritable politique régionale de siège et affirmer les compétences de la Région en la matière face au Fédéral et aux communes.

Hutchinson2Ça y est: Bruxelles a son «commissaire à l’Europe». Pas d’audition devant le Parlement européen pour lui, pas de maroquin au Berlaymont non plus. Mais un bureau à deux pas du rond-point Schuman et une équipe de «quatre à cinq personnes». Comme nous l’annoncions dès septembre, c’est le socialiste saint-gillois Alain Hutchinson que le gouvernement régional a nommé la semaine dernière à cette nouvelle fonction. Que fera-t-il?

C’est la question que nous sommes allés poser à l’intéressé et à son patron, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS): à l’heure de la disette budgétaire, qu’est-ce qui justifie la création de ce nouveau «commissariat»? Car enfin, les Bruxellois ont déjà leur «Madame Europe»: depuis des années, Marie-Laure Roggemans est la courroie de transmission entre le gouvernement bruxellois et l’Europe pour tout ce qui touche au développement immobilier et urbanistique du/des quartier(s) européen(s).

Alain Hutchinson va poursuivre la mission de Marie-Laure Roggemans, mais en l’élargissant, expliquent les deux Bruxellois. Bien au-delà de l’immobilier, le nouveau «commissaire» entend «faire éclater la ‘bulle’européenne, rendre ce territoire aux habitants, aux Bruxellois et à ceux qui viennent visiter Bruxelles». C’est notamment le sens du «projet urbain loi», qui veut remembrer la rue de la Loi, colonne vertébrale du quartier européen, y insérer les surfaces de bureaux de manière plus harmonieuse, y mettre progressivement du logement, des commerces, des espaces verts. Il faut que les institutions de l’Union se sentent écoutées par ceux qui vont décider de leurs possibilités d’extension, explique Hutchinson, «mais aussi que les Bruxellois n’aient pas le sentiment d’être repoussés, écrasés par la machine européenne». Même logique à l’égard de l’Otan et des autres institutions internationales présentes sur le sol régional dont le «commissaire» est également en charge, «mais là, je le sais, le contact est moins facile».

Le Fédéral à sa place

L’accueil des institutions internationales à Bruxelles – la «politique de siège» – a toujours été orchestré par le fédéral. L’accord de gouvernement de l’équipe de Charles Michel prévoit d’ailleurs que le ministre des Affaires étrangères (Didier Reynders) présente une «vision proactive» en la matière. «Mais la Belgique évolue, souligne Rudi Vervoort. Les Régions prennent une place de plus en plus grande.» Et il est d’autant plus important pour la plus petite des régions de prendre sa place que la dimension internationale impacte beaucoup plus Bruxelles que la Flandre ou la Wallonie, observe le ministre-président. En un mot: «Il faut développer une véritable politique de siège au niveau régional.» C’est d’autant plus important au moment où le gouvernement fédéral «se colore d’une tendance antieuropéenne», remarque Vervoort (au Parlement européen, la N-VA fait partie du groupe eurosceptique ECR).

Le volontarisme régional risque-t-il de se télescoper avec l’action fédérale? Au contraire, assure Alain Hutchinson: une de ses premières actions va être de prendre langue avec Peter Martin, le chef d’orchestre du Comité interministériel pour la politique de siège (CIPS), l’organisme chargé de mettre en œuvre la politique d’accueil belge des organisations internationales. La coopération devra cependant se faire dans les deux sens: «L’État fédéral ne peut plus bouger seul dans des domaines essentiels de la politique de siège, comme la sécurité, la mobilité et l’urbanisme», remarque Hutchinson.

La Région à la barre

L’une des missions que se donne le «commissaire à l’Europe» est «d’amener à bon port» une plate-forme de concertation entre les institutions européennes, l’État fédéral et la Région, explique-t-il. Et cela ne passera pas sans une clarification du rôle de chacun. «Il y a une sorte de consensus non exprimé sur la répartition des compétences par rapport à la présence internationale qu’il va falloir mettre clairement sur papier», poursuit Hutchinson.

La clarification concernera aussi le rôle des communes concernées – Etterbeek, Ixelles, Bruxelles-Ville – que les ambitions régionales pourraient gêner aux entournures. Pour Rudi Vervoort, il est indispensable d’avoir une vision régionale qui aile au-delà de la juxtaposition de politiques municipales. «Mais ça ne se fera pas dans le dos des communes», assure-t-il. Bruxelles-Ville cache mal son animosité envers les plans de la Région: la commune prépare son propre plan particulier d’affectation du sol (PPAS) pour le quartier Léopold. «Nous nous sommes toujours opposés à la vision du plan urbain loi (PUL). Nous espérons ainsi montrer à la Région qu’une autre approche pour cette zone est possible», déclarait dans le «Soir» de jeudi l’échevin bruxellois de l’urbanisme Geoffroy Coomans (MR). Ambiance.

La question Juncker

Alain Hutchinson est échevin (égalité des chances, enseignement) à Saint-Gilles, mais il préside aussi le bureau de liaison Bruxelles-Europe, qui va libérer son hôtel de maître de l’avenue d’Auderghem au profit du nouveau «Commissariat». Il est également membre du Comité des régions – une des institutions sises dans le quartier européen –, et pour avoir été eurodéputé il dit jouir d’un «accès direct» au Président du Parlement, le social-démocrate allemand Martin Schulz. Ça peut toujours aider à «coordonner» les visions.

Il lui reste à prendre le pouls de l’équipe qui s’apprête à prendre ses quartiers au Berlaymont, le vaisseau amiral de l’armada immobilière européenne à Bruxelles: Hutchinson doit rencontrer prochainement Kristalena Georgieva, la future commissaire européenne en charge de l’Office infrastructures et logistique à Bruxelles (OIB), l’organisme chargé d’offrir à tous les fonctionnaires européens un environnement de travail «fonctionnel, sûr et confortable».Après avoir vu pendant des années la Commission «parer au plus pressé», après avoir du faire preuve d’une «capacité d’adaptation permanente», la Région espère trouver face à elle une Commission Juncker constructive et cohérente.

@JeanBlavier et @F_Rohart

N.B. Article publié dans L'Echo du 17 octobre 2014.

Photo: © Thierry Dubois

Posté le 6 octobre 2014 par Frédéric Rohart Réactions | Réagir

Reynders tend la main aux Britanniques

Une Europe à deux vitesses - pas plus - et un marché unique ouvert aux États qui ne sont pas (plus?) membres de l'Union : voilà ce que propose le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Reynders beueLes Britanniques pourraient y voir une main tendue. Dans un discours à l'institut Egmont, Didier Reynders (*) a plaidé la semaine dernière pour une ouverture complète du marché unique aux pays qui ne font pas partie de l'Union européenne - "pourquoi pas la Turquie et la Suisse ?". Il propose en particulier d'utiliser l'Espace économique européen (EEE) comme cadre institutionnel pour la gouvernance du marché unique "élargi". On y intégrerait à la fois les "pays eurpéens qui sont hors de l'UE", leur permettant donc accéder au marché unique, et "ceux des États membres de l'UE qui ne souhaitent pas faire partie de la zone euro". Que le Royaume-Uni reste ou non dans l'Union européenne à l'issue du référendum promi par David Cameron, il resterait donc bienvenu dans le marché unique. Selon la vision de Reynders, Londres pourrait même, en cas de sortie de l'UE, envoyer des députés nationaux au Parlement européen. 

Fondamentalement, le ministre part du constat qu'entre les États membres qui veulent avancer dans l'intégration politique de l'Union, ceux qui pensent qu'on a été trop loin, et les pays qui ne sont pas dans l'Union mais qui aimeraient pouvoir bénéficier de son marché unique, personne ne se satisfait du statu quo actuel. L'Europe a donc "besoin de clarification".

En pleine crise identitaire, l'Union semble en effet avoir du mal à (re)définir son destin. La "fédération d'États-nations", qui voulait mener tous les États membres vers un même destin collectif, se heurte à la réalité des volontés hétéroclytes. À tel point que certains sont tentés de reconstruire l'Union autour d'un "noyau" composé des six États fondateurs. Ainsi l'ancien ministre français aux Affaires européennes français Laurent Wauquiez - un proche de Nicolas Sarkozy - défend-il un recentrage autour de la France, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne. Cette nouvelle "Europe des Six", qui adopterait une fiscalité harmonisée et serait dotée d'un budget commun qui financerait de grands projets n'aurait rien de bon à apporter, tranche Didier Reynders : "Aujourd'hui cela ne ferait aucun sens tant pour des raisons politiques qu'économiques."

Des députés turcs au Parlement européen ?

 

Le ministre des Affaires étrangères défend plutôt une différenciation pragmatique: deux Europe, ni plus ni moins. "On peut défendre une Europe à deux vitesses. Mais une Europe à plusieurs vitesses (trois ou plus) serait à la fois difficile à comprendre et impossible à gérer", estime-t-il. Il faut donc "s'abstenir d'étendre la géométrie variable à toutes les politiques européennes en même temps".

La première Europe que Reynders propose continuerait de se construire autour de l'Union économique et monétaire. Les Dix-Huit, bientôt rejoints par la Pologne et d'autres, doivent poursuivre le travail d'approfondissement économique - et politique.

La deuxième, ce serait celle du marché unique. "Le conseil EEE deviendrait une des formations du Conseil de l'Union européenne compétent pour le Marché unique", et "les '28 +' États membres auraient la possiblité d'adopter des législations sur toutes les questions liées au Marché unique au travers de la procédure de co-décision" (décision législative partagée entre le Parlement et le Conseil de l'UE). Reynders propose une "commission marché unique" au sein du Parlement qui réunirait à la fois des eurodéputés et des membres de parlements nationaux venant de pays non membres de l'UE (Norvège, Islande, Turquie, Suisse...).

Selon la conception du ministre des Affaires étrangères, si le Royaume-Uni sortait de l'Union, il pourrait donc envoyer des députés nationaux au Parlement européen.

Cette "rationalisation" est-elle réaliste ? "Les experts devraient y porter un regard approfondi", estime le ministre, reconnaissant que la viabilité de sa proposition doit être testée. Mais par ce discours, Didier Reynders rompt avec le discours traditionnel belge, qui voudrait une 'ever closer union' sans trop tenir compte des États qui ne veulent pas adhérer à la zone euro. Une réponse sérieuse au Royaume-Uni de David Cameron, en somme.  

@F_Rohart 

(*) Discours prononcé au nom de Didier Reynders par François Roux, le directeur général au SPF Affaires étrangères. 

Photo : Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères (ici en 2010, lorsque la Belgique a pris la présidence tournante de l'UE). Belga.

Posté le 3 octobre 2014 par Frédéric Rohart Réactions | Réagir

Une audition, c'est meilleur avec du chocolat !

Une commissaire qui dévoile son penchant irrésistible pour le chocolat, un autre qui déclenche une polémique en s’attaquant à la «bêtise» des stars...Les 22 auditions de commissaires-désignés qui ont eu lieu devant le Parlement européen cette semaine auront été longues, parfois intéressantes – rarement passionnantes, tant les candidats s’étaient passés le mot pour se montrer prudents –, mais émaillées de petites perles.

Avec 45 questions-réponses en trois heures d’audition, il peut évidemment s’en passer des choses, et tous les «élus» de l’équipe Juncker le savaient, voire l’appréhendaient. À commencer par la Suédoise Cécilia Malmström : la première à passer sur le gril, lundi, avait beau connaître l’exercice pour s’y être déjà adonnée en 2009, elle est arrivée au pupitre visiblement stressée.

 

Lancée dans une énumération des commissaires censés prendre part à un groupe de travail sur les relations extérieures, elle s’est subitement retrouvée dans la position peu enviable d’une étudiante victime d’un trou de mémoire. La scène ne durera que cinq secondes – le temps qu’un député lui souffle la réponse («le commissaire à l’Elargissement»). Mais ces cinq secondes d’une tension rare resteront probablement parmi les plus longues de sa carrière.

D’une manière générale, les commissaires-désignés auront tous utilisé leur discours introductif pour passer la pomade à «la grande institution» qui les recevait, et à anticiper les attaques éventuelles. Certains ont passé leur audition à répondre aux assauts en boucle de leurs détracteurs – le Français Moscovici sur l’endettement de la France, l’Espagnol Cañete sur les actifs pétroliers de son beau-frère, le Britannique Hill sur son allégeance à la City… Les députés assaillants espéraient sans doute les avoir à l’usure, leur faire sortir une énormité. Ils n’y sont pas parvenus. 

Mais les dérapages sont parfois venus de là où on ne les attendait pas. Ainsi l’Allemand Gunther Oettinger, désigné à l’Économie digitale, a-t-il spontanément déclenché une polémique sur la protection des données privées sur Internet. S’excusant à l’avance de pouvoir paraître «à demi-sérieux», il a lancé que «si une star est assez stupide pour faire une photo d’elle nue et l’envoyer sur le web, elle ne peut pas attendre de nous qu’on la protège». Tollé instantané sur la toile, alors que les victimes de hackage dont il est question, Jennifer Lawrence, Kristen Dunst, n’ont pas «envoyé» leurs photos sur des réseaux mais sur leur cloud.

 

Les longues séances d’interrogatoires ont aussi été l’occasion de révéler l’humour discret de la Danoise Margarethe Vestager. Armée pour son audition d’une boîte de chocolats, la commissaire désignée à la Concurrence a expliqué, en dégainant un carré, que son coffret contenait «une fusion lourde entre réglice et chocolat noir». Et à un député belge (Marc Tarabella) qui l’assurait qu’elle trouverait son bonheur en venant vivre au «pays du meilleur chocolat du monde», elle a prévenu : «Je vais faire ma propre enquête à ce sujet.» Le secteur en tremble déjà.

@F_Rohart

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