La crise identitaire de l’eID
L’État a déboursé 700 millions d’euros pour que chaque Belge puisse se balader avec en poche une véritable identité électronique. Et qu’en faisons-nous ? Pratiquement rien ! C’est l’amer constat que fait Thierry de Molinari, le responsable des ventes de la société eID et promoteur de la carte d’identité électronique que vous possédez déjà certainement.
Mais à quoi servent donc ce petit bout de plastique et sa petite puce ? Et bien, tout simplement à s’identifier via un lecteur de cartes et surtout à authentifier des documents ou des processus administratifs. Vous pouvez, par exemple, accéder à vos dossiers personnels via le site de l’administration des finances ou encore authentifier et archiver des documents comptables. .. Toutes les formalités administratives demandant une pièce d’identité, qu’elles soient publiques ou privées pourraient, à terme, être remplies en utilisant la carte eID.
Et tous ces documents et processus, une fois signés par votre carte électronique, ont une valeur tout à fait légale. De plus, l’utilisation de l’eID diminue les risques de falsification et simplifie les procédures administratives. Pourquoi, dès lors ne pas l’utiliser ? La Belgique a, pour une fois, une longueur d’avance sur le reste de l’Europe qui, soi dit en passant, devrait généraliser l’eID pour tous ses membres avant la fin 2010. Alors, qu’attendent nos administrations et nos entreprises pour en profiter ?
Vincent Papaleo

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