Posté le 26 janvier 2012 par Vincent Papaleo

Le droit à l’oubli numérique, cheval de bataille de Viviane Reding

RedingLa commissaire européenne Viviane Reding, même si elle n’est plus en charge de la Société de l’Information et des Médias auprès de la Commission, se pose de plus en plus en véritable défenderesse des droits de l’internaute. Désormais, en tant que commissaire européenne chargée de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, elle entend faire passer des mesures obligeant les grands acteurs du Web à respecter le droit à l’oubli numérique.

Du haut de son grand cheval blanc, la commissaire européenne s’en va pourfendre, sans les nommer, Facebook et Google. Ces dragons modernes ont en effet la fâcheuse habitude de conserver les données des internautes même lorsque ces derniers les suppriment. Et pour imposer ce droit à l’oubli, la Jeanne d’Arc luxembourgeoise menace les contrevenants de lourdes pénalités pouvant atteindre le million d’euros ou 2% du chiffre d’affaire annuel global de la société. Autant faire justice et remplir les coffres du Royaume du même coup ! Que la société en défaut soit basée hors du territoire européen n’entre pas en ligne de compte si ses activités l’amènent bel et bien sur le susdit territoire.

Sainte Viviane ne s’arrête cependant pas à cette estocade; elle feinte et attaque de nouveau avec une botte des plus classiques : l’obligation d’informer les internautes sur l’utilisation et la gestion de leurs données. Données pouvant être transférées d’un fournisseur à un autre. Sans aucune pitié, la commissaire parfait son offensive en contraignant les entreprises du Net à informer leurs utilisateurs de toute faille de sécurité ayant exposé leurs données. A quand une statue (numérique) élevée en l’honneur de Viviane Reding ?

Vincent Papaleo

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