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Posté le 24 juin 2016 par L'Echo

Une navigation plus rapide et plus sûre avec Brave

Bravebrowser

2016 s'annonce décidément comme une année fertile pour les navigateurs. Après vous avoir présenté en avril la première version de Vivaldi, le projet prometteur de l'ex-numéro un d'Opera, Jon von Tezchner, c'est maintenant au tour de Brave. Ce nouveau venu se targue de proposer des vitesses de navigation et une confidentialité accrues sur le Web, et vous débarrasse au passage de toutes ces publicités invasives.

Les utilisateurs d'Android connaissent sans doute déjà ce navigateur sous le nom de Link Bubble. Cette app mobile change aujourd'hui de nom et fait également son apparition sur iOS. La version de bureau pour Windows, Mac OS et Linux – 0.10.dev – se trouve encore à l'état embryonnaire et est surtout destinée aux développeurs, mais rien ne vous empêche de déjà utiliser ce navigateur.

Petit coup de pouce

L'instigateur de Brave n'est autre que Brendan Eich, l'un des fondateurs du Mozilla Project (surtout connu pour son Firefox). En tant que logiciel open-source, Brave repose sur le navigateur Web Chromium associé au moteur Blink. Particularité de ce navigateur : les mouchards sont automatiquement bloqués, ce qui empêche les sites de collecter des informations sur les utilisateurs. C'est non seulement une très bonne nouvelle pour votre vie privée, mais cela devrait en outre permettre au navigateur de tourner plus rapidement. Selon le développeur, la technologie derrière une page Web représente environ 60 % du temps de chargement. « 20 % de ce temps est consacré aux mouchards qui tentent d'en savoir un maximum sur vous. Si vous les éliminez, l'information apparaîtra plus vite à l'écran », argue-t-on chez Brave.

Le navigateur vous débarrasse également de ces horribles publicités oppressantes susceptibles elles aussi de ralentir le temps de chargement. Cela ne veut pas dire que Brave est totalement dénue de réclames. Les publicités sont en effet remplacées par les messages promotionnels (plus) pertinents vendus par l'entreprise de Brendan Eich. Elles ne sont pas liées à des mouchards qui transmettent vos données aux annonceurs, mais choisies à l'aide de l'historique de navigation (anonymisé) de l'utilisateur.

La répartition des revenus publicitaires prévue par Eich a également de quoi surprendre : 15 % vont directement à Brave, 55 % au fournisseur de contenu et 15 % aux partenaires publicitaires, mais les 15 % restants sont destinés aux utilisateurs du navigateur. Ces derniers peuvent ensuite faire don de leurs gains via des « micopayments » aux bloggeurs et autres créateurs de contenu qui méritent selon eux un petit coup de pouce. Nous n'en sommes pas encore là, mais nous suivrons bien entendu de très près les évolutions de Brave.

Michel van der Ven